Mettre hors d'eau, puis relever la courtine tombée en 1994 — trois cents mètres cubes de maçonnerie à remonter à la manière d'autrefois. Le chantier n'attend pas d'être fini pour se laisser voir.
Le chantier
La résurrection
Père Igor, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
Un Guédelon en Périgord
L'idée qui gouverne le chantier tient en une phrase : rendre à Caussade ses couleurs d'antan avec les outils de son temps. Plutôt que de refermer la brèche au béton, le parti pris est de remonter la courtine comme on la montait au XVᵉ siècle, en s'inspirant du chantier archéologique expérimental de Guédelon, où l'on rebâtit un château fort avec les seules techniques médiévales. Les moyens de levage font l'objet d'une étude spécifique, menée avec un professeur de Périgueux.
Ouvrir plutôt que refermer
Beaucoup de forteresses restaurées deviennent des demeures privées. Le choix fait ici est exactement inverse : Caussade s'ouvre pendant sa restauration. Le visiteur ne découvre pas un monument achevé, il entre dans un chantier — avec ce que cela suppose de bâches, d'échafaudages, de zones interdites, et de récits.
Ce que change une visite
Chaque billet contribue à la remise en état, et chaque visite fait un témoin de plus. C'est le pari du lieu : un monument que l'on regarde se relever est un monument que l'on protège.
État des lieux
Les chantiers, un par un
En cours
Reprise des toitures
Mettre le château hors d'eau est la priorité absolue : tant que l'eau entre, tout le reste est vain. Une partie de la couverture est encore bâchée ; les échafaudages sont montés et les travaux reprennent en septembre. Achèvement espéré fin 2026 ou début 2027.
À engager
Relèvement de la courtine
Douze mètres de haut, quelque 300 m³ de maçonnerie, effondrés en 1994. L'ambition est de les remonter à l'authentique, en s'inspirant du chantier archéologique expérimental de Guédelon, dans l'Yonne — jusqu'aux moyens de levage, étudiés avec un professeur de Périgueux.
En cours
Sécurisation du parcours de visite
Le tracé de la visite évolue au gré des zones de travaux. Certaines pièces restent inaccessibles au public, et la jauge des groupes est volontairement basse.
À engager
Étude et documentation
Meurtrières tournées vers la cour, étoile de David sculptée dans un sol de pierre, fresque effacée : chaque campagne de travaux met au jour des indices qu'il faut relever avant de restaurer.
À engager
Accueil du public
Sanitaires, stationnement, accessibilité : le site n'offre aujourd'hui aucun de ces équipements. Ils viendront, mais après la mise hors d'eau.